À quelle heure passe Sale temps pour la planète ce soir ? Retrouvez l’horaire de diffusion, la chaîne TV et les prochaines diffusions.
Sale temps pour la planète sera diffusé aux horaires suivants (des spoilers peuvent apparaître) :
En Normandie, la hausse du niveau des mers et la multiplication de tempêtes grignotent petit à petit la côte, à l'image des magnifiques roches calcaires qui font la célébrité d'Etretat. Dans ce combat déséquilibré, l'adaptation passe par un recul stratégique ou la construction d'infrastructures temporaires. C'est le pari inédit tenté par Caen dont tout un quartier en risque inondable va être réhabilité avec des bâtiments démontables. L'arrière-pays doit aussi faire face à des nouveaux défis pour endiguer les effets du changement climatique. Fourrage en baisse pour les animaux et récoltes menacées pour les pommes, la réintroduction des bocages pourrait-elle stopper cette fuite en avant ?
Frappée de plein fouet par le réchauffement qui modifie les cycles des cultures, l'Alsace se transforme en un véritable laboratoire vivant de l'adaptation au changement climatique. Face aux bouleversements qui touchent leurs terres, les Alsaciens redéfinissent leur manière de vivre, de cultiver et de créer, tout en tissant des liens plus forts avec la nature. De la viticulture à la culture du chou, de l'agriculture durable à l'hôtellerie écoresponsable, chaque secteur trouve des solutions innovantes pour s'adapter aux nouvelles réalités climatiques.
Dans les Hautes-Pyrénées, le changement climatique a déjà des conséquences visibles : les glaciers auparavant si nombreux sont en voie de disparition. Aujourd'hui, il en reste à peine une vingtaine sur l'ensemble du massif. Pour la première fois, tous les habitants de la montagne doivent vivre avec la perspective d'un manque d'eau, que ce soient les éleveurs à la recherche de bons pâturages en altitude ou tout simplement la faune locale. En altitude, la fonte touche aussi le permafrost, liant essentiel pour retenir les roches en cas de pluies importantes. Les chutes de roches se multiplient avec l'érosion accélérée de la montagne et menacent tous les territoires en contrebas jusqu'au piémont pyrénéen beaucoup plus peuplé, à l'image du sanctuaire de Lourdes, désormais menacé par les intempéries.
Depuis 1850, la température dans les Alpes a grimpé de 2°C. A différentes altitudes, les stigmates sont bien visibles. Conséquence du gel et des pluies diluviennes, les falaises s'effritent et des blocs s'écrasent sur les axes routiers. Le phénomène préoccupe Anne Lescurier, chef du service Risques naturels du département. A la tête d'une équipe d'experts et de cordistes, elle cherche à sécuriser les routes. Par ailleurs, le modèle économique qui fait la richesse des Alpes vacille. Depuis plusieurs années, avec une neige de plus en plus rare, les stations enchaînent des saisons difficiles. Dans les prochaines années, maintenir les prairies, assurer une réserve suffisante en eau, représenteront des enjeux de taille.
Le phénomène cévenol change de dimension avec le réchauffement climatique. Plus puissantes, plus régulières, ces trombes d'eau qui descendent du massif cévenol menacent aujourd'hui tout l'arc méditerranéen : d'Anduze à Montpellier, de Perpignan jusqu'à Valence en Espagne, avec sa terrible catastrophe récente. Un véritable défi car il faut totalement revoir la manière de prédire ces précipitations torrentielles et de sauver les populations quand le sinistre arrive. Le phénomène est aussi paradoxal, car, au quotidien, les Cévennes souffrent plutôt d'un manque d'eau. La sécheresse menace d'ailleurs l'emblématique châtaigner mais aussi les abeilles et même le bourdon. Végétales et animales, toutes les espèces migrent vers les hauteurs à la recherche de l'humidité et de la fraicheur mais pour quelle cohabitation avec les activités humaines ?
Avec le dérèglement climatique, le territoire corse souffre. Le premier à tirer la sonnette d'alarme, c'est Antoine Orsini. Cela fait 40 ans qu'il dénonce le manque de politique pragmatique de l'eau en Corse. A Cargèse, le maire doit la stocker dans de grands réservoirs pour éviter d'en manquer en période estivale. A Rogliano, le premier magistrat de la commune a dû faire construire une usine de dessalement. Dans cette île de près de 300 000 habitants, il y a heureusement des familles qui se battent pour trouver des solutions. Elevage et viticulture sont en pointe pour de nouvelles politiques de résilience. D'autres acteurs tentent également de rappeler le trésor que représente la biodiversité locale, comme les herbiers de Posidonie, mis à mal par le boom de la plaisance.
Les Hauts-de-France sont victimes du réchauffement planétaire, avec des canicules et des pluies diluviennes qui causent de nombreux dommages, à la campagne comme en ville. Le sol se dessèche et la terre, assoiffée, ne parvient plus à retenir l'eau de pluie, un désastre quand on connaît la vulnérabilité de ces terres remembrées et dépourvues de haies et de végétation. Plus loin, en zone urbaine, l'asphalte et les bâtiments en briques chauffent jusqu'à 70 degrés. La ville se transforme alors en une énorme fournaise, parfois meurtrière pour les populations les plus vulnérables. Un nouveau monde ainsi qu'un nouveau rapport de l'homme au territoire est à construire ; les Hauts-de-France en sont l'incarnation et peut-être, demain, un modèle à suivre.
En Ille-et-Vilaine, le littoral est plus qu'un simple paysage : c'est un territoire vivant, mouvant, façonné par des flots puissants et imprévisibles. Face au changement climatique, les acteurs de ce département breton inventent, chacun à leur manière, des stratégies pour continuer à habiter une terre façonnée par les éléments. Entre résilience, savoir-faire et solidarités locales, une question demeure : comment vivre en harmonie avec une nature indomptable ?
Dans les Hautes-Pyrénées, le changement climatique a déjà des conséquences visibles : les glaciers auparavant si nombreux sont en voie de disparition. Aujourd'hui, il en reste à peine une vingtaine sur l'ensemble du massif. Pour la première fois, tous les habitants de la montagne doivent vivre avec la perspective d'un manque d'eau, que ce soient les éleveurs à la recherche de bons pâturages en altitude ou tout simplement la faune locale. En altitude, la fonte touche aussi le permafrost, liant essentiel pour retenir les roches en cas de pluies importantes. Les chutes de roches se multiplient avec l'érosion accélérée de la montagne et menacent tous les territoires en contrebas jusqu'au piémont pyrénéen beaucoup plus peuplé, à l'image du sanctuaire de Lourdes, désormais menacé par les intempéries.