À quelle heure passe Rideau de fer, l'occupation soviétique ce soir ? Retrouvez l’horaire de diffusion, la chaîne TV et les prochaines diffusions.
Rideau de fer, l'occupation soviétique sera diffusé aux horaires suivants (des spoilers peuvent apparaître) :
En février 1945, quelques mois avant la fin de la guerre, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS se réunissent à Yalta afin de s'accorder sur le futur de l'Europe. Staline, en position de force grâce à ses succès militaires, rassure les dirigeants occidentaux en s'engageant à organiser des élections démocratiques dans les territoires libérés par l'Armée rouge. En réalité, il va profiter du chaos ambiant pour étendre sa toile. Moscou manoeuvre pour placer ses fidèles à la tête des gouvernements polonais, est-allemand, tchécoslovaque ou hongrois. Se servant partout où il le peut, le Kremlin réquisitionne en même temps les industries de ces pays déjà sous influence. L'idéologie communiste s'impose à tous les esprits.
En décembre 1949, le camp soviétique célèbre les 70 ans de son chef tout-puissant. Dans tous les "pays frères", des "villes de Staline" voient le jour, rebaptisées ou construites à la faveur de chantiers titanesques. Partie prenante de cet élan, la femme travailleuse - qui n'est l'égale de l'homme que dans l'espace public - incarne la réussite du modèle soviétique. Si l'Armée rouge s'est désormais retirée en URSS, le Kremlin continue de superviser les régimes voisins. Il ordonne la persécution du clergé et la surveillance étroite des croyants. La jeunesse, embrigadée dans les organisations de Pionniers, joue les fers de lance des grandes campagnes politiques. L'une des plus importantes, la collectivisation, oblige les paysans à se séparer de leurs terres ou à subir des confiscations.
La disparition de Staline ouvre une ère de contestation inédite dans les "démocraties populaires". En juin 1953, des ouvriers du bâtiment en lutte pour leurs salaires arrêtent le travail sur des chantiers de Berlin-Est, et s'attaquent aux symboles du pouvoir aux côtés de milliers de manifestants. Dépassé, le gouvernement est-allemand en appelle aux Soviétiques pour écraser le soulèvement. L'espoir d'un renouveau vient pourtant de Moscou : en février 1956, au XXe congrès du Parti communiste, Nikita Khrouchtchev dénonce les crimes de son prédécesseur. Une insurrection éclate quelques mois plus tard à Budapest, une fois encore anéantie par les chars soviétiques, tandis que le gouvernement est-allemand trouve une solution encore plus radicale : en 1961, une barrière est construite, le mur de Berlin, séparant la ville en deux.