À quelle heure passe Une brève histoire de l'automobile ce soir ? Retrouvez l’horaire de diffusion, la chaîne TV et les prochaines diffusions.
Une brève histoire de l'automobile sera diffusé aux horaires suivants (des spoilers peuvent apparaître) :
1889. À l'Exposition universelle de Paris, un ingénieur allemand, Carl Benz, dévoile une invention révolutionnaire : le tricycle motorisé. Onze ans plus tard, lors du même événement dans la capitale française, quelque 80 constructeurs automobiles sont représentés, annonçant le crépuscule d'un monde alors dominé par l'attelage. Symbole du génie humain, ce nouveau véhicule, qui concentre les technologies les plus complexes de l'époque et s'appuie sur des matières premières venues des colonies, va devenir un produit diffusé en masse. Leader du secteur, la France se voit dépassée dès 1907 par les États-Unis : le plus grand complexe industriel au monde sort de terre à Detroit, où Ford révolutionne le travail à la chaîne.
Après la Seconde Guerre mondiale, la voiture s'impose dans les imaginaires et devient l'objet fétiche de la société d'abondance qui émerge du chaos. D'immenses chantiers sont lancés en Europe pour permettre une plus grande circulation des personnes et des marchandises. Les citoyens découvrent la route des vacances, le pique-nique au bord de la départementale, la mer et les stations de ski. Aux États-Unis, le phénomène prend des proportions démesurées, avec 55 000 kilomètres de routes construites en dix ans, au détriment du chemin de fer. Cette densification du réseau s'accompagne de l'édification de "malls", ces gigantesques centres commerciaux desservis par des voies express. La voiture, qui redessine les villes, inspire aussi le cinéma, entre road-movie et courses-poursuites.
Avec le choc pétrolier de 1973, les populations occidentales découvrent brutalement que leur mode de vie dépend d'équilibres géopolitiques instables. Dans ce dernier quart du XXe siècle, les constructeurs automobiles se livrent une guerre économique toujours plus féroce, dans laquelle les Japonais tirent leur épingle du jeu. Un phénomène se généralise, qui fragilise les ouvriers des pays riches : les délocalisations. Les entreprises, elles, se rachètent, fusionnent, disparaissent. Aujourd'hui, la production est devenue le fruit d'une ingénierie mondialisée qui échappe à tout ancrage géographique, alors que dans les grandes villes européennes les voitures, ciblées pour leur impact environnemental, commencent à être chassées.
1889. À l'Exposition universelle de Paris, un ingénieur allemand, Carl Benz, dévoile une invention révolutionnaire : le tricycle motorisé. Onze ans plus tard, lors du même événement dans la capitale française, quelque 80 constructeurs automobiles sont représentés, annonçant le crépuscule d'un monde alors dominé par l'attelage. Symbole du génie humain, ce nouveau véhicule, qui concentre les technologies les plus complexes de l'époque et s'appuie sur des matières premières venues des colonies, va devenir un produit diffusé en masse. Leader du secteur, la France se voit dépassée dès 1907 par les États-Unis : le plus grand complexe industriel au monde sort de terre à Detroit, où Ford révolutionne le travail à la chaîne.
Après la Seconde Guerre mondiale, la voiture s'impose dans les imaginaires et devient l'objet fétiche de la société d'abondance qui émerge du chaos. D'immenses chantiers sont lancés en Europe pour permettre une plus grande circulation des personnes et des marchandises. Les citoyens découvrent la route des vacances, le pique-nique au bord de la départementale, la mer et les stations de ski. Aux États-Unis, le phénomène prend des proportions démesurées, avec 55 000 kilomètres de routes construites en dix ans, au détriment du chemin de fer. Cette densification du réseau s'accompagne de l'édification de "malls", ces gigantesques centres commerciaux desservis par des voies express. La voiture, qui redessine les villes, inspire aussi le cinéma, entre road-movie et courses-poursuites.
Avec le choc pétrolier de 1973, les populations occidentales découvrent brutalement que leur mode de vie dépend d'équilibres géopolitiques instables. Dans ce dernier quart du XXe siècle, les constructeurs automobiles se livrent une guerre économique toujours plus féroce, dans laquelle les Japonais tirent leur épingle du jeu. Un phénomène se généralise, qui fragilise les ouvriers des pays riches : les délocalisations. Les entreprises, elles, se rachètent, fusionnent, disparaissent. Aujourd'hui, la production est devenue le fruit d'une ingénierie mondialisée qui échappe à tout ancrage géographique, alors que dans les grandes villes européennes les voitures, ciblées pour leur impact environnemental, commencent à être chassées.