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Faites entrer l'accusé sera diffusé aux horaires suivants (des spoilers peuvent apparaître) :
Pierre Bodein, dit "Pierrot le fou", braqueur multirécidiviste, a passé plus de 35 ans enfermé, entre la prison et l'hôpital psychiatrique. Et à chaque condamnation, cette même question : peut-il être jugé sain d'esprit ou est-il fou ? Libéré en conditionnelle au printemps 2004, Pierre Bodein a été reconnu coupable, en juillet 2007, de trois meurtres, deux viols et deux enlèvements. Il a été condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période incompressible de trente ans. "Faites entrer l'accusé" raconte comment la mise en cause de Pierre Bodein dans ces trois affaires remet la problématique de la récidive au coeur du débat.
En mai 1978, la voiture volée d'une femme de gendarme est retrouvée abandonnée dans la forêt de Chantilly, avec un plan pour le braquage de la poste de Pierrefonds. Plusieurs indices mettent les forces de l'ordre sur la piste du grand banditisme et leur permettent de les relier avec l'agression d'une jeune femme de 17 ans à Pont-Sainte-Maxence, puis avec l'incident d'une voiture piégée qui a blessé un gendarme à Creil. L'auteur des faits, le gendarme Alain Lamare, va jusqu'au meurtre, puisque dans le 1er décembre 1978, il tue à Chantilly une jeune fille de 19 ans qu'il avait prise en stop.
L'incendie d'une voiture abandonnée, le 28 septembre 2011, à Chaum, à 25 km de la frontière espagnole, a déclenché une enquête. En découvrant une carcasse calcinée dans le coffre, les pompiers et les gendarmes ont d'abord cru à une affaire de braconniers avant de comprendre, quelques jours plus tard, qu'il ne s'agissait pas des restes d'un animal, mais du cadavre de Jacques Serraye, 59 ans, fiché pour trafic de stupéfiants et détention d'arme, et qui a fait plusieurs années de prison. Il restait à découvrir qui avait tué le trafiquant : Chaffat Abdallah, une femme qui savait ensorceler les hommes, ou Sylvain Rouvio, son amant jaloux, ou les deux ensemble.
Un décryptage des plus grandes affaires criminelles françaises, certaines très médiatiques, comme l'assassinat du petit Grégory ou celle dite du "pull-over rouge", d'autres moins connues ou plus anciennes, par exemple la disparition d'Agnès Le Roux ou l'assassinat du berger de Castellar. La présentation des faits quasi clinique est complétée par des archives télévisuelles, des articles de presse, des entretiens avec des experts, ainsi qu'avec les enquêteurs, et les journalistes qui ont couvert l'affaire au moment des faits. Les avocats des diverses parties et magistrats peuvent également être sollicités.
Le 15 décembre 2016, dans la forêt du Frasnois dans le Jura, des bûcherons travaillent, quand tout à coup, une découverte chamboule leur journée. Là, sous un tas de feuilles, un bûcheron découvre un cadavre. Une femme gît, nue, le visage fracassé, transpercée de 26 coups de couteau. Pendant des mois, elle restera "l'inconnue du Frasnois". Une tâche de sang minuscule, sous le pied de la victime, permettra aux enquêteurs de dénouer le mystère. C'est de l'autre côté de la frontière, sur une route suisse, que les gendarmes français retrouveront sa trace et son identité : Mihaela Miloiu, une prostituée roumaine de 18 ans.
Le 20 mai 1993, l'Olympique de Marseille remporte 1 à 0 le match de championnat qui l'oppose à l'US Valenciennes-Anzin. Deux jours plus tard, le club de Valenciennes révèle une tentative de corruption de la part de l'OM, qui aurait acheté l'issue favorable du match. Le 10 février 1994, Bernard Tapie, alors président de l'OM, est mis en examen pour corruption et subornation de témoins. L'affaire VA-OM oppose Bernard Tapie, le premier dirigeant de club à avoir ramené la coupe d'Europe dans l'hexagone, et Eric de Montgolfier, un procureur incorruptible et inflexible. Retour sur les tenants et les aboutissants de ce scandale.
Le samedi 10 juillet 2010, Mélanie Fleury signale la disparition de son mari Arnaud Ghys à la gendarmerie de l'Aigle, dans l'Orne. Le lendemain, les gendarmes découvrent le corps du disparu à l'orée d'un bois : on lui a tiré dans le dos. Les enquêteurs découvrent que l'homme a déjà eu de sérieux démêlés avec la justice pour des vols et braquages. Il a même fait cinq ans de prison. Mélanie finit par confier son penchant pour la boisson depuis qu'il était au chômage et qu'il était un habitué des sites de rencontres. A la surprise générale, ce sont trois personnes au-dessus de tout soupçon qui prennent place dans le box des accusés de la cour d'assises d'Alençon en 2011. Le drame de l'Aigle est devenu celui d'une famille entière.
En 1986, une fillette âgée de dix ans est violée dans son sommeil à Strasbourg. Non content d'avoir pu abuser l'enfant sans éveiller l'attention de ses parents, l'agresseur nargue la famille pendant des semaines par le biais d'appels téléphoniques sordides. Des appels qu'il signait "Zorro". La police ne parvient pas à le localiser. L'agresseur récidive deux mois plus tard lorsqu'il viole et tue une lycéenne de 17 ans pendant la nuit et dans le même quartier résidentiel, avant d'essayer de s'en prendre aussi à sa soeur. La justice finit par classer les cinq dossiers jusqu'en 2000 où les policiers parviennent enfin à exploiter le seul indice matériel capital qu'ils ont en leur possession.
Le 1er novembre 2010, à Hassel, la police luxembourgeoise découvre Camille Kolber, un homme de 69 ans, tué de deux coups de hache, alors qu'il était en train de dormir dans son lit. L'arme a été si bien nettoyée que les experts sont incapables d'y relever la moindre trace d'ADN. Une bible transpercée d'un couteau, porte l'inscription à l'orthographe incertaine "pédofile", sur l'image d'un ange. Un homme intrigue rapidement les proches de Camille Kolber et les policiers : il s'appelle Pascal. Agé de 44 ans, il est Français, et le jeune amant de la victime. Il est aussi devenu son fils adoptif pour faciliter l'héritage. Descendant d'une famille aristocratique bretonne, le personnage est haut en couleurs : maître de reiki, passionné par l'ésotérisme, et les services secrets, il est aussi "spécialiste" des "ondes psychotroniques".
Le dimanche 22 juillet 2001, Karine Schaaff, lycéenne de 16 ans, prend son nouveau vélo, offert par ses parents en récompense pour ses bons résultats au bac de français. Afin de rejoindre son amie Mélanie, elle emprunte une route étroite de la zone industrielle de la commune de Bitche, située dans le département de la Moselle. Le 2 août 2001, Stéphane Krauth, chômeur de 22 ans, conduit les gendarmes jusqu'aux restes du corps calciné de la jeune fille. Interpellé quelques jours avant, Krauth raconte en garde à vue qu'après avoir bu de l'alcool et fumé du cannabis, il aurait percuté accidentellement la jeune fille en voiture.
Le 22 décembre 2004, en Martinique, les corps sans vie de Karim Merlot et de sa compagne Martine Desmarthon ont été découverts flottant entre les racines des palétuviers. Amoureux des Antilles, de leur soleil et de leurs habitants, les deux jeunes métropolitains s'étaient installés un an plus tôt dans la baie du Robert, où ils vivaient à bord d'un voilier. Une rumeur incrimine un certain Patrick Littorie, un Martiniquais de 34 ans qui n'a pas bonne réputation. Celui-ci met en cause Jean-Luc Grandu, son colocataire. Plusieurs coups de théâtre aboutissent d'abord à l'acquittement, puis à la condamnation de Littorie à 19 ans de réclusion criminelle. Mais Le double meurtre de la mangrove n'a peut-être pas encore révélé tous ses secrets.
Le chef d'entreprise Philippe Gletty a disparu le 27 février 2012 près de Saint-Etienne. Une battue organisée près du Pilat, où sa voiture a été localisée, permet de retrouver son corps au détour d'un sentier isolé. Il a été assassiné de trois balles, dont deux dans la tête. Les gendarmes cherchent très vite l'assassin parmi les acteurs de la vie sentimentale mouvementée de la victime. Car tout son entourage a un excellent mobile. Sa femme ? Ce crime l'aurait sauvé du divorce et lui aurait permis de conserver une vie confortable en récupérant leur belle villa en construction. L'ex-mari de celle-ci ? Il aurait pu se venger en assassinant son rival. Son ex-femme ? Elle a tout perdu quand Gletty l'a quittée. Sans compter la secrétaire que Philippe Gletty poussait à bout ou la femme de ménage avec qui il avait une liaison.
En 1972, dans le nord de la France, Brigitte Dewèvre, une fille de mineur âgée de 16 ans est assassinée. Dans une France politisée et marquée par la lutte des classes, cette affaire passionne la foule, qui accuse un notable d'être coupable du meurtre. Pour la première fois, l'un des policiers chargé de reprendre l'enquête sur la mort de la jeune fille, a accepté de raconter comment il a identifié un autre homme et comment cet homme, finalement acquitté, est passé aux aveux. Les acteurs de l'affaire racontent avec une émotion intacte, 45 ans après les faits, l'histoire de ce crime impuni, pour apporter une réponse à la question que tout le monde se pose encore : qui a tué Brigitte Dewèvre ?
Le 26 mars 2004, Laurent Bary appelle, paniqué, les pompiers de Dijon. Il vient de retrouver sa femme étendue à terre, maculée de sang. Valérie, âgée de 38 ans est inconsciente. Elle a été poignardée, puis son meurtrier lui a fracassé la tête contre les dalles du carrelage. Cette mère de famille vivait dans une ferme dans un hameau de douze habitants. Durant l'enquête, les gendarmes entendent tous les propriétaires des téléphones portables qui ont borné à Laneau et prélèvent les empreintes digitales de la population, en vain. Il faudra plus de deux ans aux enquêteurs pour résoudre "le mystère de Laneau".
Sophie Berkmans, 41 ans, a été assassinée le 7 octobre 2002, en pleine journée, dans son cabinet médical. La jeune rhumatologue jouissait d'une excellente réputation dans le Nord. Une femme discrète, à la vie si rangée que les policiers se sont cassés les dents sur le dossier. La piste du tueur en série a surgi le 30 octobre, trois semaines plus tard, quand le corps d'une étudiante a été découvert à quelques centaines de mètres du cabinet de Sophie Berkmans. Mais cette piste aussi a tourné court : la police a retrouvé l'assassin de l'étudiante, qui n'était pas celui de la rhumatologue. La mort de Sophie Berkmans est restée un mystère pendant de longues années, avant que les policiers ne découvrent enfin à qui appartenaient les ongles sales qu'ils avaient ramassés sur la scène de crime.
Le samedi 9 janvier 2010, les secours suisses reçoivent l'appel d'un homme paniqué : la femme de son père est morte, chez elle, au Moulin de Vaux-sur-Morge, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. Il a essayé de la réanimer pendant une heure, sans succès. Il est 21h16. Ce coup de fil va déclencher plus de deux ans d'instruction, trois expertises médico-judiciaires et deux procès. Car l'homme à l'origine de l'appel, un brillant généticien français, est accusé dès les premières heures de l'enquête, d'avoir assassiné sa belle-mère. A l'arrivée des secours, Catherine Ségalat baigne dans une mare de sang, au sous-sol de sa maison. Elle porte des plaies sur le visage et le cuir chevelu. Quand les policiers demandent à son beau-fils pourquoi il a tenté de la réanimer au lieu d'appeler les secours, il parle d'un téléphone à l'étage.
Qui a tué Bernadette Bissonnet, dans sa belle villa de Castelnau-le-Lez ? Méziane Belkacem, le jardinier ? Amaury d'Harcourt, le noble et vieil ami de la famille ? Ou Jean-Michel Bissonnet, le mari ? Les trois hommes ont comparu devant les Assises de Montpellier et ils ont tous été condamnés. Mais l'affaire Bissonnet garde de larges zones d'ombre. Le meurtre a été commis le 11 mars 2008. Jean-Michel Bissonnet a trouvé le corps de sa femme dans le hall d'entrée de sa luxueuse villa vers 22 heures. Dans le reste de la maison, tout était en ordre : pas de trace d'effraction, pas de signe de lutte, aucun objet volé. Sur la scène de crime, un élément a rapidement attiré l'attention des gendarmes : un morceau d'ongle ensanglanté.
Le 17 mai 2005, les policiers découvrent, dans un petit bois de Sucy-en-Brie, le cadavre d'un homme exécuté de trois balles. Au cours des premières investigations, les enquêteurs constatent que le corps n'a pas été déplacé. La victime, Christophe Belle, a manifestement été exécutée froidement. Des traces de cocaïne sont aussi retrouvées près du corps. Cette scène de crime semble être une mise en scène pour faire croire à un règlement de compte. Mais l'homme est un pâtissier parisien réputé, sans histoire et un père de famille "rangé". La police se tourne vers son associé, Xavier Philippe, un homme au passé obscur.
Le 14 décembre 1998, une fillette de 12 ans a été violée en rentrant de l'école par un homme qui l'a entraînée dans le cimetière d'Artigues. Les enquêteurs retrouvent une trace d'ADN sur les vêtements de la petite, mais l'empreinte n'est pas répertoriée. L'enquête reste au point mort pendant deux mois. Jusqu'à ce que les gendarmes reçoivent un curieux appel. Au bout du fil, une voix d'homme lance : "Ça va recommencer à la fin du mois !", avant de raccrocher. Un quart d'heure plus tard, l'inconnu rappelle : "Comment elle va, la petite d'Artigues ?". D'une voix mielleuse, et terrifiante de cynisme, l'homme donne des détails que seul le violeur de la fillette peut connaître. Les appels proviennent de cabines téléphoniques. Il dit s'appeler "Laurent". C'est le début d'un jeu de cache-cache entre les enquêteurs et ce violeur en série.
Mika Kusama était partie seule, à la découverte de l'une des plus belles baies du monde. Elle ne quittera jamais l'Ile des Pins, en Nouvelle-Calédonie. En mai 2002, le corps de cette touriste japonaise de 29 ans a été retrouvé sur le rocher de Kanumera, calciné, en partie dénudé. Ce rocher était un lieu tabou. Personne ne pouvait y mettre les pieds, à l'exception de la famille Konhu. C'est pourquoi, lorsque la jeune Mika a été découverte brûlée, dans un cercle de pierres, tous les regards se sont portés vers les deux frères Konhu, des Kanaks au coup de poing facile. A l'Ile des Pins, tout le monde les montre d'ailleurs du doigt : ils n'ont pas participé aux recherches quand Mika a été portée disparue, un témoin dit avoir vu Antoine en compagnie d'une Japonaise.
Le samedi 26 février 2005, Ludovic Chabé découvre sa femme morte sur le carrelage du salon, un foulard serré autour du cou. La maison était fermée à clé de l'intérieur ; il n'y a pas eu d'effraction. Il y a quelques traces de sang près de la tête de Françoise et son visage est tuméfié. L'hypothèse criminelle n'apparaît que deux jours plus tard, quand l'autopsie détermine que Françoise Chabé est morte asphyxiée. On l'a étranglée avec son foulard. Mais quand et qui ? Les gendarmes soupçonnent d'abord un collègue de la victime, avec lequel elle avait eu une aventure, puis, très vite le mari. Deux hommes, deux mobiles. Mais huit ans après la mort de Françoise, un seul se retrouve dans le box des accusés.
Le 29 juillet 1995, une banque de Thonon-les-Bains est le théâtre d'un braquage spectaculaire et sanglant qui se solde par la mort d'un policier et la fuite des braqueurs. La police retrouve la voiture qui a servi aux malfaiteurs. Elle contient encore une perruque, des sandales, des lunettes et l'arme du crime : une Kalachnikov. Il y a aussi un cheveu sur un appui-tête. Beaucoup d'indices, donc. Mais c'est d'un "indic" que va venir la première piste sérieuse. Il déclare que le coup a été monté par Salaün, alias "Jésus", un homme au casier déjà chargé, un voyou "à l'ancienne", recherché pour un autre braquage dans la Sarthe. Mais quand les enquêteurs mettent enfin la main sur René Salaün, Pierre Pallatin, et Nenad Dzambas, ils nient farouchement. Des années plus tard, Salaün et les siens crient toujours à l'erreur judiciaire.
Le 29 juillet 2009, à Belley, la petite Samya tombe du 6e étage. Les secours tentent de la ranimer. Mais l'enfant de 2 ans meurt quelques minutes plus tard. Ce soir-là, trois adultes étaient présents, Vanessa et Machdi, les parents de Samya, et Karine Torchi, une amie de la famille. Le témoignage de Brigitte, la soeur de Karine, fait exploser l'affaire. Elle revient sur le passé de sa soeur et les nombreux "accidents domestiques" qui se sont déroulés quand des enfants étaient en sa présence. Accusée, notamment, de l'homicide volontaire de Samya, Karine Torchi est renvoyée devant la cour d'Assises de Bourg-en-Bresse. Son procès s'ouvre le 21 septembre 2011. Son avocat tente de plaider la folie, mais les jurés suivent les réquisitions de l'avocat général. Karine Torchi est jugée responsable de ses actes et condamnée à 30 ans de réclusion.
Pour la cinquantaine de fidèles qui l'ont suivi jusque dans un petit village de l'Ariège, Robert Le Dinh était le nouveau messie. Pendant des années, ces adultes et leurs enfants ont suivi son enseignement et ses prédictions. Le 30 avril 2007, un couple a osé briser le silence et a évoqué viols, travaux forcés, abus sexuels, escroqueries et humiliations. Au cours de l'enquête, d'autres adeptes ont fini par parler et par admettre que Le Dinh leur imposait des relations sexuelles. Mais pas une femme n'a porté plainte. Les femmes abusées ont du mal à se reconnaître comme victimes, à admettre qu'elles ont été violées pendant vingt ans. La justice, cependant, a tranché : en avril 2012, il a été condamné en appel à dix ans de prison pour agressions sexuelles aggravées.
Le 26 mars 2004, Laurent Bary appelle, paniqué, les pompiers de Dijon. Il vient de retrouver sa femme étendue à terre, maculée de sang. Valérie, âgée de 38 ans est inconsciente. Elle a été poignardée, puis son meurtrier lui a fracassé la tête contre les dalles du carrelage. Cette mère de famille vivait dans une ferme dans un hameau de douze habitants. Durant l'enquête, les gendarmes entendent tous les propriétaires des téléphones portables qui ont borné à Laneau et prélèvent les empreintes digitales de la population, en vain. Il faudra plus de deux ans aux enquêteurs pour résoudre "le mystère de Laneau".
Kalinka, 15 ans, a été retrouvée morte dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982. Ce dernier, le docteur Dieter Krombach, a bien tenté de réanimer l'adolescente. Mais ses explications confuses et, surtout, les soins tardifs que ce cardiologue a portés à la victime, ont intrigué. C'est André Bamberski qui s'est lancé le premier à la recherche de la vérité. Persuadé que le docteur Krombach a violé et tué sa fille, le père de Kalinka a porté plainte en France pour "homicide volontaire". Mais l'homme, condamné à Paris par contumace, s'est retranché dans son pays et la justice française s'est révélée incapable de l'en déloger. En 2009, Dieter Krombach a été enlevé en Allemagne, pour se retrouver ficelé dans une rue de Mulhouse, en Alsace, à la merci de la police et de la justice françaises.
Le corps d'Elodie Kulik a été retrouvé en janvier 2002, non loin d'Amiens. Belle et brillante, la jeune femme a été violée et tuée en pleine nuit, alors qu'elle rentrait chez elle en voiture. Les enquêteurs ont relevé de nombreux indices autour du corps, et notamment l'ADN masculin du violeur. L'appel téléphonique d'Elodie aux pompiers pendant l'agression a été enregistré. On y entend au moins deux voix d'hommes. Mais personne n'a parlé, malgré des centaines d'auditions, de gardes à vue et de prélèvements génétiques. L'enquête a piétiné jusqu'à ce qu'un gendarme ait l'idée d'utiliser une toute nouvelle technique, encore inédite en France : l'ADN par parentèle. L'homme étant mort, quelques mois après Elodie, c'est son groupe d'amis que les enquêteurs ont recherché, et parmi eux : un certain Willy Bardon.
En mars 2013, dans l'Aisne, deux meurtres sont commis à 40 km de distance et à 24 heures d'intervalle, selon des modes opératoires différents, sur des hommes qui ne se connaissaient pas, Dominique Laplace, 45 ans, et José Barreyre, 47 ans. Pourtant, la police va établir un terrible lien entre ces deux affaires. Tous deux ont été assassinés par le même homme, commandité par les ex-compagnes respectives des victimes, Véronique Pierret et Emilie Viseur.
En 1995, Aurore Martin et Marc Van Beers se marient. Ils partent en lune de miel en Corse mais le voyage vire au drame. En effet, au détour d'un chemin, la voiture du couple plonge dans un ravin. Le jeune marié est tué. Miraculeusement, Aurore Martin s'en sort indemne et empoche l'assurance vie. Mais la famille de la victime ne croit pas la thèse de l'accident. Bientôt, l'autopsie de Marc Van Beers démontre qu'il était déjà mort avant la chute. Les policiers rapprochent cette affaire d'une autre qui s'est déroulée à Mons, trois ans plus tôt et impliquant Peter Uwe Schmitt, l'amant d'Aurore Martin.
En 1993, près de Béziers, André Meffray, retraité d'un groupe d'assurances, est abattu de cinq balles de revolver. La police soupçonne Albert Foulcher, un ex-collègue de Meffray. En 1988, Foulcher a mis la clé sous la porte, persuadé que Meffray détournait d'anciens clients au profit d'un autre de ses successeurs, Maurice Michaud. Foulcher est écroué. Mais la défense dénonce des contradictions qui mettent en doute la fiabilité de l'accusation. C'est dans ce contexte que Foulcher sort de prison après trois ans de préventive. En 2000, trois mois avant son procès, il part en cavale. Le 8 janvier 2001, près de Narbonne, Foulcher tue Pascal Herrero, le mari d'une ancienne maîtresse, ainsi que deux policiers, et enfin Maurice Michaud, l'assureur qu'il pensait être de mèche avec Meffray. Le 17 janvier, il se suicide d'une balle dans la tête.
Le 13 février 1998, François Baudet disparaît. Rozenn, sa fille, n'a aucune nouvelle. Elle en parle à sa soeur Sandrine, qui obtient des explications : François Baudet serait mort au cours d'une dispute qui aurait mal tourné avec son fils, Yann. Rozenn ne croit pas à un accident et accuse sa mère et son frère de meurtre. Lors d'un premier procès, les jurés condamnent Yann à 27 ans de prison avec une peine de sûreté des deux tiers. Parmi les intervenants figurent notamment Yann Baudet, Rozenn, Sandrine, Isabelle Poinso, substitut du procureur de la République à Nice, Audray Vazzana, avocate de Yann Baudet, le juge d'instruction J.P. Buffoni, Roger Nahon, enquêteur de personnalité, André Bloch, chef de la Brigade criminelle à Nice, Michel Valiergue, avocat de Rozenn, Marthe Le Clech, amie du couple Baudet, et Michel Mary, journaliste.
Durant l'été 1976, une véritable psychose règne sur la région de Grenoble. Un groupe terroriste, faction des Brigades rouges, le Groupe 666, enlève et revendique. D'abord un chauffeur de car, Christian, puis une jeune mère célibataire, Muriel. Les mystérieux correspondants réclament 350 millions de francs. Les policiers apprennent très vite que Christian et Muriel sont amants et s'interrogent : et si tout cela n'était qu'un coup monté par les kidnappés eux-mêmes, pour se faire de l'argent facile ? Un mois plus tard, une autre lettre revendique un troisième enlèvement. Celui d'une jeune femme : Olga. Dès lors, une seule priorité : retrouver les otages vivants et mettre le Groupe 666 hors d'état de nuire. Car plus le temps passe, plus ses revendications sont farfelues. Retour sur toute l'affaire qui, en son temps, défraya la chronique.
Le samedi 26 février 2005, Ludovic Chabé découvre sa femme morte sur le carrelage du salon, un foulard serré autour du cou. La maison était fermée à clé de l'intérieur ; il n'y a pas eu d'effraction. Il y a quelques traces de sang près de la tête de Françoise et son visage est tuméfié. L'hypothèse criminelle n'apparaît que deux jours plus tard, quand l'autopsie détermine que Françoise Chabé est morte asphyxiée. On l'a étranglée avec son foulard. Mais quand et qui ? Les gendarmes soupçonnent d'abord un collègue de la victime, avec lequel elle avait eu une aventure, puis, très vite le mari. Deux hommes, deux mobiles. Mais huit ans après la mort de Françoise, un seul se retrouve dans le box des accusés.
En mars 2001, lourdement armé, le visage découvert et le plus souvent seul, Farid Tir braque au moins huit banques. Ses otages décrivent un homme poli. Le 26 décembre 2002, des policiers l'arrêtent au hasard d'une patrouille de nuit. Incarcéré à la prison de Loos, Farid Tir n'a pourtant pas dit son dernier mot et profite d'une hospitalisation pour prendre la fuite. Pendant trois ans, il enchaîne les braquages, jouant à nouveau avec les nerfs des policiers qui le voient passer au niveau supérieur, lorsqu'il enlève un responsable d'agence bancaire à son domicile. En juillet 2008, une saga judiciaire commence pour lui, qui le conduit d'un tribunal à l'autre. Six procès sous haute surveillance avec, à chaque fois, des peines de 10 à 15 ans de prison : Farid Tir est devenu l'un des hommes les plus lourdement condamnés de France.
C'est une affaire qui mobilise immédiatement la police et la presse, tant la disparition, le 23 février 2017, de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec, a un goût de déjà vu dans la région nantaise. La présence de leurs voitures devant la maison et des traces de sang à différents endroits de la maison ne laissent aucun doute à la PJ de Nantes sur la gravité des faits. Très vite, une piste s'impose, autour d'un mystérieux vol d'or dont Pascal Troadec se serait rendu coupable, au détriment de sa soeur, Lydie, et de son compagnon, Hubert Caoussin. Un trésor, que personne n'a jamais vu dans la famille, mais dont le vol supposé a rendu fous de jalousie les Caoussin.
Le chef d'entreprise Philippe Gletty a disparu le 27 février 2012 près de Saint-Etienne. Une battue organisée près du Pilat, où sa voiture a été localisée, permet de retrouver son corps au détour d'un sentier isolé. Il a été assassiné de trois balles, dont deux dans la tête. Les gendarmes cherchent très vite l'assassin parmi les acteurs de la vie sentimentale mouvementée de la victime. Car tout son entourage a un excellent mobile. Sa femme ? Ce crime l'aurait sauvé du divorce et lui aurait permis de conserver une vie confortable en récupérant leur belle villa en construction. L'ex-mari de celle-ci ? Il aurait pu se venger en assassinant son rival. Son ex-femme ? Elle a tout perdu quand Gletty l'a quittée. Sans compter la secrétaire que Philippe Gletty poussait à bout ou la femme de ménage avec qui il avait une liaison.